Non, un graphiste print n’est pas web-designer !

En tant que responsable d’agence, il fallait que ce soit dit : un graphiste (au sens « print ») n’est pas un web designer. Ce sont deux métiers bien distincts. Rares sont les personnes capables de faire les deux. Souvent nous acceptons, nous agences, de travailler avec les prestataires habituels de nos clients… souvent car nous n’avons pas trop le choix. Sauf que…

Quand cela est possible, nous préférons annoncer clairement la couleur au client : travailler avec un graphiste print, même s’il connait la charte graphique, même si c’est lui qui a fait la plaquette et les cartes de visites, nous fera perdre du temps sur le projet, et qui plus est, fera de manière non volontaire baisser la qualité globale du projet.

Le fait est que lorsqu’on se voit imposé un graphiste (comprendre graphiste « print »), cela ne soulage pas du tout le travail de l’agence lors de la création ou refonte d’un site web ou d’une app, bien au contraire. Cela entraine le plus souvent une surcharge de travail. Pourquoi ? Simplement parce qu’il existe des règles, des bonnes pratiques, des contraintes, lorsqu’on réalise un design pour le web. Contraintes qui sont totalement différentes pour des travaux print. Par exemple, un graphiste « Print » n’a généralement que faire des aspects responsive. Son affiche ou ses cartes de visites n’ont qu’un seul et unique format final. Ce qui n’est pas le cas d’un site web, qui peut s’afficher sur autant de tailles d’écran qu’il en existe. C’est un exemple parmi d’autre (le plus concret surement), mais il en existe un multitude.

Loin de moi l’idée de dire que les graphistes print ne sont pas bon. Ce n’est pas la mon propos. Les graphistes sont très bons là ou les designers web le seront moins. Les méthodes de travail sont simplement différentes. La manière de travailler change du tout au tout. Les graphistes Print auront comme interlocuteurs finaux des imprimeurs, là ou les designer web auront des développeurs. Les contraintes sont diamétralement opposées.

Nous avons réalisé à l’agence un petit récapitulatif de ces différences, disponible ici.

N’hésitez pas à me laissez vos avis en commentaires !

A très vite,

Pour visualiser les points ci-dessous de manière animée : Web design

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  • infographiste

    je porte les 2 casquettes celle du web designer ( je boss le plus souvent sur le web) et du graphiste print ( c un peu rare d’après la nature de mon boulot). Je vous partage l’avis que un graphiste print n’est pas un web designer, pour moi je prend beaucoup de temps pour réaliser une affiche en tant qu’un visuel pub web c’est vite fait.

  • http://www.iwebyou.fr/ Joel Garcin

    Ce sont très clairement 2 métiers qui sont devenus profondément différents, tant sur les méthodes que les outils. La rupture définitive est pour moi depuis 2013, lorsque le nombre de mobinautes a dépassé le nombre d’internautes.

    Le terme « WebDesigner » est d’ailleurs utilisé de manière impropre, un graphiste Web n’est pas un WebDesigner stricto sensu, car il lui manque des connaissances techniques (html, css, javascript), là où ce dernier manquera de créativité, il est préférable pour moi de parler de graphiste web.

    Un graphiste Web doit intégrer outre le multi device, la dimension temps dans son travail. Le contenu du site va évoluer régulièrement, peut être traduit et il doit demeurer fonctionnel, ergonomique et esthétique. Les contraintes sont lourdes par rapport au « print » et ne peuvent être mise de côté (responsive, loading time, e-marketing).

    Ce métier n’est pas le seul à avoir été profondément bouleversé avec la transition numérique, le marketing l’a été tout autant voire plus.

    • Florent_Hernandez

      Effectivement Joel, merci pour votre commentaire, que je partage. Je n’ai pas abordé dans l’article le métier de designer ergonome, ou UX designer, qui est encore le step d’après, et encore différent.

  • https://plus.google.com/+PhilippeLaine74 Philippe Laine

    C’est tellement vrai!
    Moi qui ai accompagné de nombreuses entreprises dans leur virage numérique il y a quelques années, j’ai bien connu ce problème.
    Combien de graphistes print ont prétendu nous fournir des maquettes, soit par soucis d’économie soit pour garder la maîtrise du design. Un enfer, une perte de temps indescriptible!
    Vas-y avec des images immenses en 300 dpi et en quadri, et que je t’envoie des maquettes dénuées de toute ergonomie, et que je te transpose une mise en page print sur un écran, et que j’utilise des typo propriétaires hors de prix qui n’existent que sur Mac avec des variantes bizarres, et que j’essaie de réinventer la navigation sur un site, et que j’oublie de formaliser l’aspect des liens, des niveaux de titres, des états Hover, et que je te balance une maquette dans InDesign « parce-ce que c’est pareil que Phtoshop ». Une galère sans nom.

    J’ai passé des heures à faire de la pédagogie. La ligne de flottaison ça vous parle? Sur le web, on utilise des images en 72 dpi et en RVB. Le blanc sur gris clair en taille 8, c’est illisible. Votre maquette est conçue pour une largeur d’écran qui n’existe pas. L’utilisation d’un grille pour la mise en forme ça vous dit quelque-chose ?

    Alors, autant j’ai une grande admiration pour les designers print, parce-que c’est un métier complexe et très exigeant, autant ils m’ont traumatisé s’agissant d’imaginer des interfaces web…

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